| Accueil du site | Développement Durable | Journée Agriculture bio - samedi 26 septembre 2009 |
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Grand soleil au rendez-vous d’information et de découverte de l’agriculture biologique donné le samedi 26 Septembre après-midi par l’association Saint-Grégoire Démocratie Solidarité. Le programme était fourni : exposition tournée vers les scolaires ; visite au choix, commentée par les agriculteurs, d’une des trois exploitations bios (légumes, fruits, lait) partenaires de la journée. A la suite d’un déplacement à vélo ou en covoiturage, chacun a pu ainsi apprécier les motivations de ce choix professionnel, les techniques utilisées, les contraintes rencontrées. Retour à 18 H à la salle de La Forge pour un café citoyen agrémenté de dégustation de produits bio (carottes, choux-fleurs, radis, jus de pomme et cidre). 60 personnes ont participé aux échanges animés par Jean-Paul GABILLARD, président d’Agro bio 35, Daniel CUEFF, maire de LANGOUET, président de la Communauté de communes du Val d’Ille, et Yannick MARCHAIS, élu grégorien.
M. GABILLARD a centré son intervention sur les caractéristiques de l’agriculture bio « Respect d’un cahier des charges contrôlé », « pas d’utilisation de pesticides, ni d’engrais chimique », à la différence de l’agriculture conventionnelle. Il a brossé le tableau de la progression du bio (« 260 agriculteurs bio en Ille et Vilaine, 50% en lait, 25% en légumes » ; « le cap des 1000 agriculteurs bios en Bretagne vient d’être franchi ») tout en indiquant que « ce nombre est encore insuffisant pour répondre à la demande locale ». M MARCHAIS à détaillé les objectifs du Grenelle de l’Environnement, pour mettre en évidence les efforts que tous (agriculteurs, élus, pouvoirs publics…) doivent entreprendre pour les atteindre. Il indique l’objectif de 20% de produits bio en restauration collective en 2012 et de 20% en surface bio au plus tard en 2020 (Pour situer les choses, St Grégoire est à 6% actuellement)
M CUEFF, a illustré, à travers l’exemple de sa commune, les démarches à suivre pour réussir la mise en place effective d’une cantine municipale bio à 100% depuis 6 ans (« garantir l’approvisionnement par l’ achat local, former les cuisiniers à l’élaboration de menus a adaptés à la cuisine bio »). Dans sa commune, « le prix de revient des repas n’a pas augmenté avec le passage au bio ! les familles sont intéressées : le nombre de repas est passé de 29 à 70 par midi »
Pour plus d’informations article VIVA : Quand ma cantine se met au bio
Après avoir mis l’accent sur le « lien indissociable à ses yeux entre social et écologie », il a répondu aux questions de la salle sur les responsabilités particulières des élus et de la profession agricole pour « qu’une surface plus importante soit dédiée à l’agriculture bio, à commencer par l’installation de jeunes ». Il a estimé que « l’on était devant un choix politique qui pourra bientôt requérir la mobilisation des citoyens ».
Bien d’autres questions ont été abordées : la relation entre bio et santé publique (évocation des travaux du professeur Belpomme), le lien entre bio et protection de la qualité de l’eau, notamment dans les zones de captage, l’impact de certaines aides communautaires pénalisant la bio, la capacité de l’agriculture bio à nourrir toute la planète…